Les jonquilles de Georgia O’Keeffe

C’est le jour de la jonquille dans le calendrier républicain !

Après les jonquilles poétiques de Barbara Petit Lisy, évoquons celles de Georgia O’Keeffe.

Lors de la rétrospective que le Centre Pompidou lui a consacrée en 2021, on pouvait admirer cet immense « Yellow Jonquils No. 3, 1936 » :

Depuis 1919, Georgia O’Keeffe peint des fleurs de façon réaliste, mais, à compter de 1925, elle trouve sa manière en s’inspirant du « blow up » (agrandissement) des photographes.

Elle attire ainsi le regard par un changement d’échelle :

“I realized were I to paint the flowers so small, no one would look at them because I was unknown. So I thought I’ll make them big like the huge buildings going up. People will be startled: they’ll have to look at them – and they did.”

(« Je me suis rendu compte que si je peignais des fleurs si petites, personne ne les regarderait parce que j’étais inconnue. J’ai donc eu l’idée de les agrandir, comme d’énormes immeubles en construction. Les gens seront surpris : ils devront les regarder – et c’est ce qu’ils ont fait. »)

Le « No. 3 » dans le titre m’a fait chercher d’autres toiles de ce qui semblait une série.

La même année, Georgia O’Keeffe a en effet peint d’autres huiles qui portent le même titre avec les numéros 1, 2 et 4 :

Ce jaune intense m’a donné envie de cartes buissonnières semées de jonquilles :

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