Si, comme moi, vous aimez le thé, vous aurez sans doute remarqué qu’il se décline en une palette de couleurs fascinante.

Pourtant tous les thés proviennent du même arbre : le théier, ou Camellia Sinensis.
Ce sont le traitement des feuilles et leur degré d’oxydation qui donnent naissance à des nuances, des parfums et des caractères si différents.
Laissez-moi vous proposer un petit voyage à travers les principales couleurs du thé et ce qui les distingue.
Thé vert
Le thé vert est obtenu à partir de feuilles rapidement chauffées après la cueillette afin d’éviter l’oxydation.
Résultat : une liqueur souvent jaune pâle à vert tendre.

Ses saveurs évoquent l’herbe fraîche, les légumes verts ou parfois des notes marines.
Très populaire en Asie, il est aussi apprécié pour sa richesse en antioxydants.
Réduit en poudre puis fouetté dans l’eau chaude, il devient le matcha, ce breuvage au vert intense, désormais très à la mode.

Thé noir
Contrairement au thé vert, le thé noir est entièrement oxydé.
Ce processus assombrit les feuilles et donne à l’infusion une teinte allant du rouge profond au brun foncé. En Chine, on le nomme d’ailleurs « thé rouge ».

Il développe des saveurs plus corsées, parfois maltées, boisées ou légèrement sucrées.
C’est le thé le plus consommé en Europe, celui des petits-déjeuners et des longues matinées.
Thé blanc
Le thé blanc est le moins transformé de tous.
Récolté au moment où le bourgeon commence à s’ouvrir, il est simplement séché à l’air libre, ce qui lui donne ses reflets argentés.

Sa liqueur est très claire, presque translucide, avec de délicates nuances dorées.
En bouche, il se révèle subtil et floral, avec une douceur presque miellée.
Thé oolong
Également appelé thé bleu, le oolong se situe entre le thé vert et le thé noir en matière d’oxydation.
Selon sa transformation, sa couleur peut varier du jaune doré à l’ambre profond.

C’est sans doute l’un des thés les plus surprenants : floral, fruité, crémeux ou légèrement grillé… chaque oolong possède sa propre personnalité.
Thé sombre (pu-erh)
Les thés sombres, dont le célèbre pu-erh — du nom d’une ville du Yunnan — subissent une fermentation après oxydation.
Ils proviennent d’une variété spécifique du théier : le théier d’Assam.

Leur infusion, très foncée, dévoile des arômes singuliers : notes de sous-bois, de terre humide, de bois ancien, parfois même de cuir.
Ce sont des thés qui se bonifient souvent avec le temps, un peu comme certains vins.
Une palette infinie dans la tasse
Derrière chaque couleur de thé se cache un savoir-faire précis et une culture millénaire.
Du vert lumineux au noir profond, chaque tasse raconte une histoire différente et invite à un voyage sensoriel.
Et vous, en cette Journée internationale du thé, quelle couleur choisirez-vous ?

Sources :
« Thés noirs, rouges, bleus, verts, blancs quelle différence ? »
« Thé Oolong » – fiche Wikipédia
« Pu-erh » – fiche Wikipédia