La pâquerette commune, Bellis perennis, est une petite plante vivace de la famille des Astéracées, qui comprend également les marguerites et les pissenlits.


Pour un botaniste, ce que l’on considère communément comme une fleur de pâquerette est un capitule, un ensemble de fleurs posées sur un même réceptacle.
Au centre, les fleurs jaunes en forme de tube (tubulées) sont mâles ou hermaphrodites.
Sur le pourtour, les fleurs blanches, parfois rosées, semblables à des languettes (ligulées) sont femelles ou stériles.

Le nom de pâquerette s’explique par le fait que la plante fleurit abondamment au début du printemps, souvent autour de la période de Pâques. C’est l’étymologie admise, même si Littré estimait : « ce ne peut être la cause du nom de la plante, puisqu’elle fleurit à peu près toute l’année ».
La pâquerette est dite acaule, c’est-à-dire que sa tige est très courte et que la fleur semble presque posée directement sur le sol. Très fréquente dans les pelouses et les prairies, elle pousse si bas qu’elle affleure à peine l’herbe. Cette caractéristique a inspiré l’image de l’expression au ras des pâquerettes, qui évoque quelque chose situé tout près du sol. Par extension, dans le langage familier, on emploie cette formule pour qualifier ce qui est grossier et banal, par exemple une remarque, une blague ou un raisonnement jugé particulièrement simpliste.
Les anglophones ne sont pas très loin de cette image florale quand ils disent to be pushing up (the) daisies, littéralement « pousser les pâquerettes par en dessous », pour parler de quelqu’un qui est mort et enterré. Notre imaginaire botanique est un peu différent : chez nous, ce sont d’autres fleurs modestes, les pissenlits, que l’on contemple dans cette position peu enviable… puisque l’on finit par les « manger par la racine » !

Sources :
« Pâquerette » – fiche Wikipédia
« La pâquerette – belle à croquer »
« Pâquerette » – Trésor de la Langue Française informatisé
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