Haïku, estampe & papier washi : inspiration tsubaki

Tsubaki (椿), c’est le camélia du Japon (Camellia japonica), en pleine floraison dans les rues et jardins de Paris.

Ici, au Parc Floral de Paris :

Un haïku

Ce qui peut se traduire par :

En tombant,
Elle a renversé son eau
La fleur de camélia

Bashô a finement observé que les fleurs des camélias tombaient entières, leurs pétales demeurant attachés au cœur, laissant choir l’eau qu’elles contiennent.

Une estampe

On doit ce superbe kachô-ga (花鳥画, littéralement image de fleurs et d’oiseaux) de 1928 à Ohara Koson (1877-1945), l’un des tenants du renouveau pictural shin-hanga au XXe siècle.

Un papier washi

J’aime beaucoup ce papier washi délicat avec des tsubaki rouge vif sur fond crème :

Je lui ai associé des feuilles de Ginkgo biloba peintes en rouge de cadmium, et je l’ai également transformé en fleur de camélia et en éventail :

Cet article a 2 commentaires

  1. Le Gall

    Littéralement émouvant et superbe. Quant aux cartes, quel travail d’orvfèvre. Mince j’ai perdu dans ma contemplation l’orthographe de ORFÈVRE ???? 💫💫💫

    1. Merci !
      Le camélia est une fleur très élégante et raffinée, ce qui ne pouvait échapper aux peintres et poètes japonais, si attentifs aux beautés de la nature.

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