Comptine étymologique : perroquet

Le perroquet appartient à l’ordre des Psittaciformes, qui regroupe plus de 400 espèces, dont les aras, les cacatoès, les conures et les perruches.

Voici un ara hyacinthe, deux aras rouges et un conure soleil photographiés au zoo de Paris :

Et des perruches à collier au Bois de Vincennes et se gavant de graines de tournesol au Jardin des Plantes de Paris :

Le perroquet se caractérise par un bec puissant et recourbé et des pattes zygodactyles (deux doigts vers l’avant et deux vers l’arrière) adaptées à la préhension. Il vit principalement dans les régions chaudes, comme les forêts tropicales d’Amérique, d’Afrique et d’Océanie.

Très sociable, il communique beaucoup avec ses congénères et certains peuvent imiter des sons, voire des paroles humaines.

Ces comptines étymologiques ont une vingtaine d’années ; toutes les personnes qui ont eu la chance de le connaître sauront quelle immense tendresse m’attache à un autre Pierre grand lecteur de journaux… 

Dans cette édition de 1403-1404 du Chevalier errant de Thomas de Saluces, perroquet cohabite avec papegai (« son papegay qui moult parloit »), qui sera ensuite évincé :

Ronsard écrit encore ces vers charmants :

« Quand le printemps poussoit l’herbe nouvelle,
Qui de couleurs se faisoit aussi belle
Qu’est la couleur d’un gaillard papegay
Bleu, pers, gris, jaune, incarnat et vert-gay »

Dans de nombreuses langues européennes, le mot ne vient pas d’un prénom, mais d’une racine onomatopéique, imitant les cris de l’oiseau :

  • Allemand : Papagei
  • Danois : papegøje
  • Espagnol : papagayo
  • Finnois : papukaija
  • Grec : παπαγάλος, papagalos
  • Hongrois : papagáj
  • Italien : pappagallo
  • Néerlandais : papegaai
  • Norvégien : papegøye
  • Suédois : papegoja
  • Tchèque : papoušek

Ces formes reposent sur la répétition de syllabes, fréquente dans les mots associés à la parole, au babillage ou à l’imitation.

Ce n’est donc pas un hasard si Mozart et son librettiste Schikaneder nomment l’oiseleur de La Flûte enchantée : Papageno.

Quant au nom de l’ordre, Psittaciformes, il vient du grec ψιττακός, psittakos, qui signifie « perroquet ».
Souffrir de psittacisme, c’est répéter de façon mécanique sans comprendre le sens des mots que l’on utilise.

La perruche a suivi le même chemin que le perroquet, mais en passant par l’espagnol Perico, dimin. de Pero au lieu de Pedro (Pierre). Au XVIIIe siècle, le mot désigne la femelle du perroquet !

Les moineaux sont appelés familièrement pierrots.

L’origine en serait la fable de La Fontaine « Le Chat et les deux Moineaux », ici illustrée par Benjamin Rabier :

Un Jacquot (diminutif de Jacques), jacot ou jaco est d’abord un geai, puis un perroquet gris cendré, autrement appelé Perroquet jaco ou Gris du Gabon.

Sources :

« Perroquet » – fiche Wikipédia

« Psittaciformes » – fiche Wikipédia

« Perroquet » – Trésor de la Langue Française informatisé

Dictionnaire culturel en langue française dirigé par Alain Rey
Entrées « perroquet », « papegai », « perruche », « psittacisme », « jacquot, jacot ou jaco »

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