Lors de l’exposition dédiée à Jean-Baptiste Greuze au Petit Palais en octobre dernier, j’ai été particulièrement captivée par ce tableau :

Ce Jeune berger tenant un pissenlit, qui date de 1761, témoigne de la sensibilité artistique et morale qui caractérise la peinture française du XVIIIᵉ siècle. Dans cette œuvre, également intitulée Jeune berger qui tente le sort pour savoir s’il est aimé de sa bergère, Greuze ajoute à la scène une dimension sentimentale.
La composition met en scène un jeune berger représenté à mi-corps. Le garçon tient délicatement un pissenlit entre ses doigts et semble observer la fleur avec attention. Son visage, éclairé par une lumière douce, exprime à la fois la concentration et une légère mélancolie. Le fond reste discret et peu détaillé, ce qui attire le regard du spectateur vers l’expression du personnage et vers le geste qu’il accomplit.


Le pissenlit joue un rôle central dans la signification du tableau. En effet, selon la tradition populaire, on peut souffler sur les aigrettes de cette fleur pour interroger le destin, notamment en matière de sentiments amoureux. Le jeune berger serait donc en train de tenter sa chance pour savoir si la bergère qu’il aime partage ses sentiments : si toutes les graines s’envolent, alors la jeune fille qu’il aime l’aimera en retour.
Cette interprétation transforme la scène en une petite idylle pastorale, où l’innocence de la jeunesse se mêle à la naissance de l’amour.
En ce jour où le calendrier républicain célèbre le pissenlit, j’ai eu envie de cartes buissonnières pour rendre hommage à cette jolie fleur dont le jaune vif illumine le printemps et dont les graines légères portent bien des promesses !

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