Fougère noire

C’est le jour de la fougère dans le calendrier républicain !

Plante d’ombre et de sous-bois, la fougère ne s’impose jamais. Elle déroule patiemment ses frondes, dans une géométrie souple, presque calligraphique.

On la retrouve, transfigurée, chez Henri Matisse, dans deux œuvres de 1948, actuellement exposées au Grand Palais :

Intérieur à la fougère noire – Huile sur toile

Nu debout, fougère noire – Pinceau et encre de Chine sur papier

La fougère n’y est plus seulement végétale : elle devient motif, rythme, contrepoint.

Dans Intérieur à la fougère noire, ses arabesques contrastent avec l’aplat rouge du mur de fond, semblant danser jusqu’au-delà du cadre.

Dans Nu debout, fougère noire, elle dialogue avec le corps et en prolonge les lignes.

Pour être qualifiée de « noire », la fougère chez Matisse n’est pourtant pas absence de couleur ; elle est intensité. Elle absorbe la lumière pour mieux faire vibrer ce qui l’entoure.

C’est ce qui m’attire dans cette plante : sa manière d’être à la fois discrète et structurante, décorative et essentielle.

C’est pourquoi j’ai eu plaisir à la déployer sur mes cartes buissonnières :

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