Dans le calendrier républicain français, le 6e jour du mois de vendémiaire, souvent notre 27 septembre, était dénommé jour de la balsamine.
L’Impatiens balsamina, aussi appelée balsamine des jardins, est une plante annuelle florifère, originaire d’Asie tropicale. On la reconnaît à ses tiges charnues, son feuillage lancéolé et denté et ses fleurs semblables à de petites gueules-de-loup :



Elle doit son nom de balsamine à son usage ancien en Asie comme baume pour apaiser rhumatismes, fractures et inflammations.
La couleur de ses fleurs oscille du blanc au violet, en passant par le rose et le rouge.
Une fois à maturité, ses capsules s’ouvrent soudainement au moindre contact et projettent leurs graines avec un petit claquement.


C’est cette « impatience » à libérer les graines dès qu’on les effleure, qui a donné son nom à tout le genre botanique des Impatiens.
Cette particularité n’a pas échappé à Zola ; en bon romancier naturaliste, il évoque ainsi le phénomène dans La Faute de l’Abbé Mouret :
« Des balsamines, jaune paille, fleur de pêcher, gris de lin, blanc lavé de rose, emplissaient une autre vasque, où les ressorts de leurs graines partaient avec de petits bruits secs. »
Pour célébrer ce jour de la balsamine, j’ai emprunté à Georg Dionysius Ehret l’une de ses illustrations de botanique afin de la faire danser avec une feuille de ginkgo.

Sources :
« Impatiens balsamina »– fiche Wikipédia